Dissolutions

  • Experimental photography
  • /
  • Vietnam, 2025

Dissolutions is a serie of digital self-portrait experiments from captures of face and vegetation in Viet Nam.

EN

I filmed vegetation in Vietnam for several months, during which I was learning a form of meditation called Vipassanā (meaning "deep view" or "inspection"), centered on the non-reactive observation of bodily sensations, as a way to understand the “nature of reality”: nothing is permanent.

Back at my computer after months away, I experimented with digital self-portraits: my face dissolves into Vietnamese vegetation, or the vegetation dissolves into my face. A self-portrait as a landscape, or a landscape as a self-portrait, shaping a digitalized ecopoetic practice, between introspection and extrospection. A hybrid poetry, in which matter transforms.

Using my coding experiments to express an equanimity between “self” and “environment” feels like meditation itself: I melt different materials into one another, constantly shifting code parameters. It is seeing and painting at the same time, using a non-binary language (sensorial, emotional) through the binary language of technology. Code, landscape, and portrait, are blended into what we call “randomness”. Interweaving each frame, each gesture, each variation, the image reveals something new and unpredictable, the emergence of a visual impermanence.

FR

Lors d'un voyage solitaire au Vietnam, j’ai filmé la végétation pendant plusieurs mois. J'y ai également étudié la pratique d'une forme de méditation appelée Vipassanā (signifiant « vue profonde » ou « inspection »), centrée sur l’observation silencieuse des sensations corporelles, comme moyen de comprendre la « nature de la réalité » : rien n’est permanent.

De retour sur un ordinateur après plusieurs mois, j’ai réalisé cette série d'expérimentations dans laquelle mon visage se dissout dans la végétation du Vietnam, ou sa végétation se dissout dans mon visage. S'y dessine un autoportrait prenant la forme d'un paysage, un paysage devenant autoportrait, façonnant une écriture visuelle écopoétique entre l'introspection et l'extrospection. Une poésie hybride, dans laquelle des matières intangibles se transforment.

J'utilise le code pour exprimer une équation ou une unification entre le « soi » et l’« environnement ». Il peut y avoir dans cette pratique une forme de méditation, d'intuition : je mélange différentes matières expressives les unes avec les autres, j'observe dans le temps et sur l'écran, en faisant constamment varier les paramètres du code. Peut-être est-ce voir et peindre en même temps, en utilisant un langage non binaire, sensoriel et émotionnel, à travers un langage binaire. Code, paysage et portrait se croisent dans ce que nous appelons un « aléatoire ». Entrelaçant chaque frame, chaque geste, chaque variation, une expression nouvelle et imprévisible se révèle, comme l'émergence d'une impermanence visuelle.

Back